De lueur arrivant doucement aux yeux
S’imagine bien à vie d’heureux
Tourne dans l’esprit encore endormi
Tourbillon coloré de cette jolie vie
Pourtant au lieu de mine radieuse
Pourrait déjà avoir humeur odieuse
Tendant la main pas de présence
Ne reste alors que l’attente en transe
Le temps
Ennemi juré aimerai à réduire à néant
Tellement passe et laisse trou béant
Bien trop de place à l’imagination
Seuls devant gouffre de contemplation
Condamnés à subir et souffrir
Parce que consumé par cet ardant désir
Criant avec vanité, je te veux, je t’espère
Du sablier filant ne peux garder esprit fier
L’amour
Eclair de sursis que de tenir une main
Prêts à humiliation de cet avilissant chemin
Colorient en duo des pages d’histoires
Qui à l’esprit ne mettront que plus de foire
Aiment à y croire à ce sentiment doux
Qui fait vivre de rien à la façon de fous
Sans plus de présence du monde
Pendant que folie émotionnelle gronde
La vie
A folie s’oppose souvent raison
Du moment où volonté de sortir de prison
Presque peu de place pour une réalité
Bien qu’immense dans cet amour imaginé
Marchent au bord du précipice
Attendant qu’éclair de génie s’immisce
Pour résoudre cornélien dilemme
Entre le je vis et le je t’aime

